MICHAEL DAVID BOSWORTH

 

Michael David Bosworth

C'est au Royaume-Uni que je suis né et que j'ai grandi, mais j'ai passé plus d'un tiers de ma vie dans d'autres pays dont la France, l'Italie, Malte, l'Allemagne, la Pologne, l' Indonésie, l' Inde et les Émirats Arabes.

J'ai travaillé dans le théâtre et aussi comme professeur au Royaume-Uni.

J’habite et travail maintenant dans l’Aude, France, a coté des Pyrennées.

Je me considère comme un peintre réaliste, même s'il a toujours été difficile de définir ce que cela veut vraiment dire. Je me méfie de la facilité de l'expression libre, mais j'essaye d'éviter les clichés. Le plaisir visuel, récompense de celui qui regarde, devrait être évident pour chacun, sans qu'il soit nécessaire d'expliquer. Je veux que mes peintures aient « bonne façon »  vues de près ou de loin. Le résultat recherché dépend de la composition du tableau et de l'application de la peinture sur la toile; c'est ce dernier élément que j'essaie sans cesse de développer, d'améliorer, pour donner à ma peinture sa personnalité.

Je peins à l'huile depuis 2006. D'habitude je travaille sur des toiles grande formats, mais j'utilise parfois des panneaux en bois.

En 2006 ma femme et moi avons déménagé à New Delhi, en Inde. Les peintures archives 1 à 4 étaient faites à cette époque.

Plus tard, en 2009, nous avons déménagé à Dubaï.

Delhi et Dubaï: ces deux villes sont radicalement différentes, mais il y a des thèmes constants, la croissance rapide et les chantiers de construction.

Quand on me demande pourquoi je peins ce que je peins, je dis « je peins ce que je vois ». Mais à la longue, cette réponse n'est pas valable. Je travaille à partir de photos,  souvent prises par moi-même, où je suis déjà entrain de penser au tableau. Donc « voir » quoi que ce soit est déjà un acte volontaire.

L'environnement fournit les sujets : à Dubaï il y avait des tas de sable, des maisons à moitié finies, des palissades temporaires, des camions, des jardiniers paysagistes...  Le choix des sujets et la composition de l'image (qui peuvent prendre du temps) doivent être l'affirmation de mes valeurs personnelles. 

Le défi maintenant est  de de me retrouver dans ce nouvel environnement, et comment le traduire dans mes tableaux. La tradition du paysage en peinture, tout spécialement en France, exerce un poids important. La difficulté pour moi est maintenant d'éviter de tomber dans l'imitation médiocre des grands peintres ou dans le kitsch.

Malgré ces dangers toujours presentes, je me sent attiré par le paysage.